AB Boursebourse et économie réelle
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Le desk

Le desk, c’est le nom que nous donnons à la table de travail de ce magazine. On y trouve des documents d’enregistrement universel, des convocations d’assemblée générale, des séries statistiques, des délibérations de régulateurs et beaucoup de vérifications de dates. Le nom dit surtout la méthode : nous travaillons sur pièces, et une affirmation qui ne s’adosse à aucun document publié ne sort pas d’ici.

Carnet ouvert et crayon posés sur une table de travail

Marc Delaunay, rédacteur en chef

Marc Delaunay écrit l’ensemble des guides publiés ici. Il est venu au sujet par l’économie industrielle, et s’est intéressé aux marchés en constatant que la littérature qui leur est consacrée décrit presque toujours des prix, presque jamais des entreprises. C’est de ce constat qu’est né le parti pris du site : commencer par l’activité, le document et le chiffre daté, puis seulement ensuite par le marché.

Son travail consiste pour l’essentiel à retrouver l’origine d’un chiffre et à défaire des évidences. Quand un montant circule sans source, il cherche la publication qui l’établit, et l’écart avec ce qui est répété est souvent considérable. C’est ce qui a donné, par exemple, l’article sur le prix de gros de l’électricité, où le prix affiché par les marchés n’est presque jamais celui que touche un producteur.

Il applique la même exigence aux définitions, qui sont pourtant les plus faciles à vérifier : un agrégat comptable, un seuil de déclaration, une obligation de publication sont toujours repris au texte qui les fixe plutôt qu’à un autre article de vulgarisation. Cette règle ralentit l’écriture et évite l’essentiel des erreurs qui circulent sur ces sujets.

Comment un article est fabriqué

Chaque article commence par un document ou par un mécanisme, jamais par un mot-clé. Vient ensuite la recherche des sources primaires, qui départage ce qui est établi de ce qui est répété. L’écriture arrive en dernier et suit toujours le même ordre : de quoi il s’agit, comment cela fonctionne, comment cela se lit dans les comptes, puis ce que l’on ne peut pas en conclure.

Contre-plongée entre deux immeubles de bureaux vers le ciel

Cette dernière section n’est pas une précaution de forme. C’est souvent la plus utile, parce qu’elle donne au lecteur les moyens de repérer, ailleurs, ce qui relève de l’affirmation gratuite. Un site qui ne dit jamais ce qu’il ignore est un site dont on ne peut rien croire, et c’est particulièrement vrai sur un sujet où l’assurance se monnaie.

Nous écrire

Un chiffre à corriger, un rapport annuel que nous aurions mal lu, un mécanisme absent du site : ces messages sont les plus utiles que nous recevions, et plusieurs sont devenus des articles. Écrivez-nous ici.